Echanges nourris entre start-up et CIO romands

Le premier Digital Meet-up a eu lieu fin mars au Campus Biotech (Genève). Les pitch de Bugbuster, Excoscale, Onevisage et Scantrust ont capté l’attention des CIO du Digital Circle. Puis des liens se sont tissés, à la faveur d’échanges détendus et de qualité.

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Le Digital Circle vise à encourager l’innovation digitale en Suisse romande, notamment en facilitant les échanges entre les acteurs de cette innovation. Dans cette optique, plusieurs Digital Meet-Up – des rencontres inédites entre CIO et responsables de jeunes pousses – sont organisés dans l’année. Le premier a eu lieu le 26 mars dernier, sur le Campus Biotech, à Genève. Membre du Digital Circle, Frédéric Wohlwend, CIO de Waypoint Capital, avait aimablement mis à disposition un espace au sein du complexe symbolique de l’innovation en Suisse romande. En première partie de soirée, quatre jeunes pousses triées sur le volet se sont ainsi succédées pour présenter leur société et leur offre.

Des jeunes pousses au pitch rôdé

CEO et co-fondateur de Bugbuster, Olivier Crameri a ouvert les feux devant une demi-douzaine de décideurs IT tout de suite attentifs. Spin-off de l’EPFL créée en 2011, cette start-up a mis au point un service en ligne proposant une série d‘outils intégrés pour automatiser le testing des sites et applications web. «C’est en profitant d’une interaction avec de potentiels clients, comme ici, que nous pouvons vraiment progresser», s’est réjoui le jeune entrepreneur.

Fournisseur cloud romand, la start-up Exoscale, devenue récemment autonome suite au rachat de Veltigroup par Swisscom, a enchaîné en présentant en binôme ses services cloud ciblant particulièrement les éditeurs SaaS. Antoine Coetsier (CEO) et Pierre-Yves Ritschard (CTO) ont mis en avant la localisation suisse de leur cloud ainsi que l’interface intuitive de leur console, à même de séduire les DevOps. Antoine Coetsier concède: “Nous étions plus détendus en pitchant ici qu’à d’autres événements.”

La start-up Onevisage a ensuite dévoilé par le menu détail sa technologie d’authentification biométrique: un procédé d’identification par scanning facial 3D, fonctionnant via des smartphones standards. Son CTO Christophe Remillet est séduit par le concept du Digital Circle, qui constitue à ses yeux la bonne approche pour donner du relief aux start-up et ouvrir des opportunités. Et d’ajouter: “Les grandes entreprises romandes peuvent saisir ici l’occasion de découvrir des solutions intéressantes.”

Last but not least, Scantrust a capté l’attention grâce à sa solution visant à combattre la contrefaçon de produits via un système de vérification de code QR infalsifiable, lisible avec n’importe quel smartphone. CEO de cette spin-off de l’EPFL, Justin Picard a apprécié l’intérêt des CIO présents: “Ils ont souhaité comprendre de façon approfondie ce que nous proposons. C’est un plaisir de pouvoir se présenter face à des personnes aussi compétentes.”

Les quatre présentations ont effectivement su titiller la curiosité des membres du Digital Circle qui, après chaque pitch, n’ont pas été avares en questions. Aussi bien concernant des aspects purement techniques qu’à propos des modèles d’affaires et de la stratégie commerciales de jeunes pousses, toutes en mesure de répondre la plupart du temps du tac au tac.

Discussions informelles de qualité

Cette rencontre a aussi été l’occasion pour les responsables IT et les jeunes entrepreneurs de tisser des liens dans un contexte détendu, au cours du dîner qui a suivi les présentations. Une formule qui a convaincu le cercle digital. Responsable IT du Canton de Vaud, Patrick Amaru témoigne: «Il manquait en Suisse romande la stimulation qu’offrent ces échanges.» Dans la même tonalité, Marc Besson, CIO de Visilab, s’est réjoui de voir une initiative qui met ainsi en valeur les jeunes pousses ICT locales, tout en les confrontant à des gens du métier «qui sont dans la pratique et qui vivent l’IT au quotidien.» Egalement présent à ce premier meet-up, Andreas Toggwyler, Partner chez EY Financial Services en Suisse, a expliqué pourquoi son cabinet soutient l’initiative: “Il me paraît important d’avoir des plateformes comme le Digital Circle pour rendre les start-up visibles et promouvoir les meilleures idées. EY est ravi d’être un sponsor de cette démarche.”

Les membres du Digital Circle ont d’ores et déjà rendez-vous en septembre prochain, pour un second Digital Meet-up où ils rencontreront de nouvelles jeunes pousses romandes.