Trois start-up romandes séduisent les CIO du Digital Circle

A l’occasion du deuxième Digital Meet-Up, les start-up Biowatch, Protonmail et Prodibi ont présenté leur produit et leur modèle d’affaires aux CIO du Digital Circle. Une soirée riche en découvertes intéressantes pour les responsables IT et en feedbacks utiles pour les jeunes pousses.

This slideshow requires JavaScript.

La deuxième édition du Digital Meet-Up, qui a réuni les CIO membres du Digital Circle et trois start-up romandes, a rempli toutes ses promesses en facilitant les échanges entre les acteurs de l’innovation digitale en Suisse ro- mande. Après avoir présenté et accueilli les nouveaux membres du Digital Circle, Rodolphe Koller, rédacteur en chef d’ICTjournal, a laissé la place aux représentants des trois start-up romandes venues présenter leur produit et leur modèle d’affaires.

Trois start-up devant les CIO

CEO et cofondateur de BioWatch, Matthias Vanoni est le premier à passer sous le feu des projecteurs. Il pré- sente sa boucle déployante à adapter sur un bracelet de montre qui permet d’authentifier celui qui la porte grâce à la lecture du motif unique des veines de son poignet. Si bien qu’il n’a plus à entrer son mot de passe à chaque fois qu’il souhaite se connecter sur son ordinateur, son smartphone, sa montre connectée… ou encore, il peut ouvrir son véhicule et payer sans contact. Selon Matthias Vanoni, la reconnaissance biométrique par les veines est la seule solution d’authentification qui ne peut être piratée.

C’est ensuite un duo qui se présente pour mettre en avant la start-up Protonmail. Antonio Gambardella, directeur de la Fongit (Fondation genevoise pour l’innovation technologique), rappelle que ce service mail ultra sécurisé est né suite aux révélations d’Edward Snowden. Andy Yen, cofondateur de Protonmail, explique qu’il pro- posera bientôt sa solution aux entreprises, avec la garan- tie que les e-mails professionnels ne sont pas compromis en cas de piratage du réseau de l’entreprise: «Nous souhaitons démontrer que la technologie fonctionne avec les particuliers, puis nous la proposerons aux entreprises.»

Après ses considérations sécuritaires, Prodibi, troisième start-up à intervenir, a, quant à elle, conçu un viewer d’images haute définition qui supprime les problèmes de résolution et de taille des images publiées sur internet. «Dans les six prochains mois, nous proposerons à nos clients, des marques de luxe et des photographes, de connaître les points d’intérêt de leurs photos grâce aux données collectées. Nous développons aussi une solution pour le e-commerce qui permettra aux clients de tagger une photo pour qu’elle soit intégrée à son panier», précise Olivier Hamel, CEO et cofondateur de Prodibi.

Enthousiasme chez les CIO et chez les start-up

Les CIO présents ont montré leur intérêt pour ces innova- tions. Paolo Buzzi, Chief Technology Officer chez Swiss- quote: «Jusqu’ici nous avons beaucoup innové en interne, être présent ici nous donne l’opportunité de trouver des idées qui pourraient être testées dans notre entreprise. Cela nous permet de nous ouvrir davantage.» De son côté, Rafael Corvalan, Head of Corporate IT chez Tamedia, se réjouit de cette opportunité de rétablir un lien parfois difficile à maintenir avec les start-up. Il a d’ailleurs apprécié les innova- tions présentées: «Prodibi présente pour nous l’intérêt de ne plus avoir à gérer le format des images. Aujourd’hui nous devons créer à chaque fois un format différent selon l’appareil sur lequel elle apparaîtra. Quant à Biowatch, elle pourrait devenir une solution d’authentification pour environ 1000 des quelque 3500 collaborateurs de Tamedia. Elle permet d’augmenter la sécurité tout en réduisant les contraintes. Mais on ne peut pas imposer à tous de porter une montre.» Juan Martins, CIO de la Vaudoise Assurances a apprécié de pouvoir découvrir des solutions qu’il ne voit pas au quotidien. Quant à Andreas Toggwyler, partner chez EY Financial Services en Suisse, il a précisé les raisons du soutien de son cabinet aux Digital Meet-Up: «C’est une plateforme d’innovation, de rencontre et de découverte de nouvelles idées.» Il a trouvé les trois technologies intéressantes et dit pouvoir éventuellement les proposer à ses clients.

Les start-up ont également apprécié cette occasion d’échanger avec les responsables IT. Andy Yen de Protonmail espère que cette rencontre débouchera sur d’autres échanges: «C’est une bonne opportunité pour nous de rencontrer des leaders de l’IT. Il est nécessaire d’obtenir ce type de feedbacks pour nous enrichir.» Même écho du côté d’Olivier Hamel de Prodibi: «Nous avons eu des retours très positifs. Nous allons nous nourrir de ces remarques. Par exemple, nous n’avions pas pensé que notre solution pour- rait être utile dans les biotechs. Ces rencontres ont beau- coup de valeur, elles nous donnent accès à un réseau.»